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La
vente de contenu : le pay
per view et la téléphonie
mobile.
Dans
leur recherche de rentabilité et de profit, les
sites de sport sur internet disposent de deux
atouts de vente : le direct dans n'importe quelle
région du monde et la possibilité de diffuser
des images que les télévisions ne peuvent pas
toujours fournir. Mais l'internaute est il
réellement prêt à payer ?
Le
pay per view
Le
groupe Sports.com
est le premier à avoir diffusé des matchs de
foot sur Internet avec le principe du pay per view.
C’est en effet sur son site
anglais qu’a été diffusé le premier match
en direct sur le web en septembre 2001 : coupe
de l'UEFA, Varteks (Croatie)-Aston Villa
(Angleterre). L'internaute devait alors
s'acquitter d'une somme de 7,99 dollars pour avoir
accès au contenu vidéo. Mais les résidents
anglais et croates n’ont pu accéder à cette
partie du site. Les droits de diffusion du match
avaient en effet été vendus à des télévisions
dans ces deux pays.
Pour diffuser le match, Sports.com s'appuie sur
les services de Videosport.
Cette société américaine a deux atouts dans sa
manche. Tout d'abord elle dispose déjà d'une
solide expérience dans la diffusion de match avec
le prestataire E-media, soutenu notamment par
Microsoft. Dans le monde, la société a ainsi de
nombreux accords de distribution avec
Sportsline.com (la maison-mère américaine de
Sports.com), Umbro.com ou Onefootball.com même
si, selon son directeur Billy Sanez, "sa zone
d'intervention reste prioritairement les
Etats-Unis et l'Asie". Ensuite et surtout,
elle est une filiale du groupe luxembourgeois UFA
Sports, appartenant à RTL Group, qui a la haute
main sur une partie de la gestion des droits de
diffusion dans le monde.
Pour Internet, la Coupe de l'UEFA est un excellent
moyen pour étalonner les services puisqu'à la
différence de la Ligue des champions, où les
droits de retransmissions sont attribués à un
pool de télévisions pour l'ensemble de la
compétition, les clubs engagés sont libres de
négocier avec le diffuseur de leur choix.
En France, cette spécificité avait permis à
Nantes de diffuser en novembre 2000 un match sur
son site et à Eurosport
de rentransmettre PSG-Brescia au mois d'août
2001. Mais dans ce dernier cas Eurosport.fr avait
proposé la rencontre gratuitement et n'avait pas
eu à filtrer les internautes en fonction de leur
provenance puisque sa chaîne de télévision
diffusait également le match.
L’information
sportive et la téléphonie mobile
La
téléphonie mobile, qui représente environ
35 millions d’abonnés en France, aiguise la
convoitise de tous les éditeurs de sites
sportifs. Le secteur est en effet l’un des
premiers à pouvoir profiter de ce canal tout en
bénéficiant d’un système de facturation
déjà en place. Les batailles sont farouches pour
mettre la main sur le contenu sportif.
Ainsi,
l’opérateur britannique Hutchison a acheté les
droits de retransmission du championnat anglais
jusqu’à la fin 2004 pour une somme de 35
millions de livres. L’opérateur peut fournir à
ses abonnés des modules de suivi des rencontres
au but par but et les résultats des rencontres
quasiment en temps réel. La France a pris d
retard dans ce domaine. Orange a certes signé un
contrat de 400 millions de francs sur sept ans
avec des clubs de football français mais l’accord
est toutefois contesté par la ligue nationale de
football.
Les
éditeurs de sites sportifs veulent pouvoir tirer
profit eux aussi de la diffusion d’information
sportive sur mobile, notamment via les
mini-messages (SMS) dont la croissance est
phénoménale. Sporever, Sport24 et Free-Goal ont
ainsi fait appel à la société PhoneValley pour
offrir de l’information sportive par SMS, en s’appuyant
sur un service payant. Pour s’inscrire, l’internaute
doit appeler un numéro audiotel surtaxé avant de
recevoir un crédit de mini-messages qui lui
permettent de recevoir des informations, à la
journée, au mois ou à l’année, sur son club
préféré. Les revenus pourraient être
extrêmement lucratifs. Une inscription à ce
service coûte en moyenne 14 francs à l’utilisateur.
Sur ce total, l’éditeur de site sportif et le
prestataire se partagent entre 4 et 5 francs pour
chaque inscription. Pour les sites sportifs de
football, la concurrence est rude s’ils veulent
séduire l’internaute qui ne veut suivre qu’un
club. |