Première Partie : l'information sportive sur Internet.

Le Sport sur Internet

Plan détaillé

 

Introduction

 

Les sites sportifs sur Internet

 

L'e-sport-business

 

... Un moyen d'information et de promotion

 

Conclusion

 

Liens
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Les sites sportifs accélèrent leur diversification

 

Sur Internet, le marché, notamment celui des clubs et des institutions, reste gourmand en contenu et en prestations de services. Les sites de l'Olympique de Marseille et du PSG font par exemple déjà partie des dix meilleures audiences du secteur sportif. Au niveau événementiel, le site de Roland-Garros ou celui du Tour de France ont également battu des records en terme d'audience en 2001, supplantant même souvent les sites sportifs eux-mêmes. En leur vendant du contenu ou des prestations, les sites sportifs font d'une pierre deux coups. Ils engrangent des revenus supplémentaires et maîtrisent en même temps cette nouvelle concurrence. Yahoo.com, qui n'est pas vraiment un acteur du sport, l'a bien compris en participant, avec succès, à l'appel d'offres de la FIFA pour gérer les sites de la coupe du monde de football 2002-2006. 

Certains contrats dans le secteur se seraient ainsi quasiment vendus à prix coûtant lors des derniers mois, histoire de gonfler les chiffres d'affaires. Pour s'ouvrir d'autres horizons, les sites sont donc obligés de lorgner au-delà d'Internet. Sporever travaille ainsi avec Pathé Sports TV sur des contenus télévisuels, tandis que Sports.com prépare une offre audio à destination des radios locales.

Mais à force de vendre leur contenu à d'autres supports, les sites Internet ne risquent-il pas de tuer dans l'oeuf leurs propres ambitions de diffuseur sur Internet ? En juin, Wanadoo Sports et Yahoo Sports se classaient ainsi dans les cinq première audiences du secteur, selon MMXI, avec respectivement 391 000 et 224 000 visiteurs uniques. Patrick Chêne (Sporever) reste serein face à ce phénomène. "En France, nous nous adressons à 23 millions de spectateurs. Il leur faudra toujours un portail qui regroupe tous les sports, même si chaque institution ou chaque club diffuse du contenu", estime-t-il. 

Un point de vue partagé par Hervé Payan, le président de Sports.com. "L'internaute consomme différemment l'information selon le site. Sur un portail généraliste, il picorera l'information. Sur un portail sportif, il ira plus en profondeur. Après un an de vente de contenu à des portails généralistes nous n'avons pas senti de "cannibalisation" de notre propre site", affirme-t-il. Ces réflexions montrent que, malgré la crise, et le nouveau virage pris par Sportal cette semaine, les dirigeants croient encore dur comme fer à leur métier de diffuseur, à l'image de Frédéric Sitterlé, de Sport24.com. "Le site fait partie du projet de création de valeur de la société et les sources de revenus existent, y compris au niveau de la publicité", maintient-il. 

Outre la téléphonie mobile et l'audiotel, qui excitent tous les éditeurs actuellement, différents modèles sont envisagés. Sporever propose, par exemple, un plan d'entraînement personnalisé à la course à pieds sur un modèle payant (le service compterait "une centaine d'abonnés"). La société souhaite également offrir, sur le même modèle, un accès à un annuaire du sport. Sport24 est plus réservé sur le sujet et veut plutôt miser sur des divertissements payants. En revanche, les sites ne souhaitent pas s'engager dans les retransmissions sportives. "Technologiquement, cela coûte cher et en plus, je ne suis pas sûr que le marché existe vraiment au vu de la qualité technique", estime Patrick Chêne. Seul, pour l'instant, Sports.com a franchi le pas en Angleterre en programmant 24 matchs de football de coupe de l'UEFA cette saison, en pay-per-view.

 

 

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mai 2002